EVACUATION DE TROIS SQUATS DE L’AGGLOMÉRATION ANGEVINE : PAS DE SOLUTION DE RELOGEMENT
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Mardi matin, trois squats de l’agglomération angevine ont été évacués par des policiers, à la demande de la Préfecture. La Vendange, située à Verrières-en-Anjou, Le Chêne vert, à Saint-Barthélemy-d’Anjou et Le Chemin des trois paroisses, aux Ponts-de-Cé, ont été vidés de leurs occupants illégitimes très tôt, mardi 11 juillet.

Certes la solution des squats ne devrait être que temporaire. Certes des enfants ne devraient pas vivre dans ces conditions. Mais ces conditions sont actuellement, pour ces familles la seule solution. Une possibilité de se poser, d’avoir un toit sur la tête et d’être (un peu plus) en sécurité…

Ainsi, je regrette vivement que ces trois évacuations aient eu lieu, alors même qu’aucune solution de logement n’était proposée aux familles expulsées. Parmi elles, une femme enceinte de sept mois et de nombreux enfants. De nombreuses personnes qui travaillent. Des enfants scolarisés.

Je salue ici le travail formidable des bénévoles qui, inlassablement, pallient les manques de l’Etat en la matière. L’hébergement d’urgence, déjà surchargé, ne pourra tous les accueillir. Remettre à la rue des personnes qui en étaient sorties par le biais du squat n’est pas une réussite, mais bien l’exemple criant des défaillances collectives de notre politique d’hébergement. Inlassablement jusqu’au dernier jour de mon mandat, et ensuite comme citoyenne, je reste indignée par une telle situation alors que des logements sociaux vacants existent dans le département.